Life is a pitch

Vous ne le savez peut-être pas, mais le groupe Pasquier a commencé cette année à casser les pieds à 5 startups qui utilisent le mot « Pitch » dans le cadre de leurs activités. En effet, en anglais, un pitch est un discours de moins d’une minute qu’on sert à un investisseur ou un prospect pour lui expliquer son business. C’est d’ailleurs devenu une tradition de « pitcher » dans des événements comme Pitch in The Plane ou durant des Pitch Parties.

Seulement, voilà. Pasquier commercialise une brioche au chocolat baptisée Pitch. Et c’est là que ça coince.


Bordel que ça a l’air appétissant. Ou pas.

Tout le monde y va de sa petite analyse du genre : « MAIS QU’EST-CE QUI A BIEN PU SE PASSER ??? ILS SONT CONS OU QUOI CHEZ PASQUIER ????« 

Je vais vous dire ce que je crois. Je pense que personne avec un cerveau chez Pasquier n’aurait eu volontairement l’intention de se prêter à ce petit jeu et subir un tel bad buzz sur un mot clé aussi basique de la langue anglaise. Seulement voilà, c’est sans compter sur un cabinet d’avocats médiocres spécialisés en propriété industrielle qui pour justifier leurs honoraires, ont dû coller un stagiaire devant un poste Windows98 en lui disant :

« Tu vois là c’est le moteur de recherche de l’INPI. Tu tapes les marques déposées de nos clients et si tu obtiens des résultats, tu leur fais un courrier qui fait peur« 

Pour avoir déjà reçu ce genre de courrier sur des mots très génériques, ce que je peux vous dire c’est que tout cela est quasi automatisé et que Pasquier n’a pas dû avoir son mot à dire.

Ensuite, ce qui se passe le plus souvent, c’est que les avocats des 2 bords discutent entre eux (et donc facturent leurs clients respectifs) et s’entendent sur des classes précises ou des conditions d’exploitation de telle ou telle marque. Par exemple, l’organisateur des Pitches Parties pourrait obtenir le droit d’utiliser le mot « pitch » dans le cadre de son activité à la seule condition qu’il signe un contrat stipulant qu’il n’a pas le droit d’utiliser la marque Pitch dans le cadre d’une activité agroalimentaire. Ce ne sont bien sûr que des suppositions, mais je pense que les gens chez Pasquier n’ont malheureusement pas été consulté.

Le seul fautif à mon sens est le cabinet d’avocat qui a voulu faire du zèle sans sortir une once de jugeote.

S’il faut juger Pasquier, ce sera dans les heures qui viennent quand ils auront réagit publiquement, et présenté leurs excuses en se désolidarisant de leur cabinet d’avocat.

Et bien sûr s’ils veulent aller plus loin, ils peuvent aussi rembourser les frais engagés par les startups visées ;-). Et sinon, Niko a eu une bonne idée si vous avez une startup et que vous aimez les additifs chimiques, les graisses saturées et les calories :


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Source: Korben.info